28 signes qui te font dire que tu t’es un peu (trop) bien acclimaté à ton pays d’adoption

   new york vivre expatriation living abroad green card visa work permit working abroad autorisation travail obtenir usaN’en déplaise à certaines mauvaises langues, quand tu t’expatries, au bout d’un moment, tu vas forcément et sans le vouloir prendre quelques habitudes locales. Qu’elles changent ta façon de parler, d’agir ou même parfois de penser, elles font souvent grincer des dents ceux restés au pays, mais auront le don d’amuser tes amis expats! Petit tour d’horizon de mon lavage de cerveau en cours, made in New York:

LA PROBLÉMATIQUE DU LANGUAGE

  • Tu places des mots en anglais dans tes phrases, volontairement (parce qu’ils te viennent plus spontanément qu’en français)
    (Le plus souvent, quand il s’agit de conversations ayant trait au travail, ou à toute activité que tu pratiques en anglais, et pas ou plus dans ta langue maternelle.)

Au téléphone avec un recruteur francophone, je me suis entendue lui demander “quelles étaient les possibilité de growth dans leur entreprise”.

  • Tu places des mots en anglais dans tes phrases, involontairement (parce que ton cerveau est tout messed up à force de multitasking.)
    Dans une conversation normale, en français, alors que j’ai raté un bout

“What did he say?? What did he say?”

  • Avec tes amis expat’, tu parles comme Jean Claude Van Damme
    (mélange des deux points précédents, parce qu’avec ces amis-là, tu ne fais même plus l’effort de parler un français convenable.)

“Attend il faut que je regarde, tu peux carry my purse steuplait!”

  • Tu commences à chercher des traductions… de l’anglais au français.
    A l’instant, pour le titre de ce billet

“Comment on dit “therefore” en français, déjà?

  • Tu inventes des mots hybrides, souvent des verbes, que tu conjugues comme de simples verbes du premier groupe.

“Multitasker, updater, dater, tiper le serveur, hugger”, la liste est longue!


 

LA PROBLÉMATIQUE DE L’ESTOMAC

  • Le contenu de ton assiette est super à la mode en Europe…. Alors que c’est juste que ce que tu trouves le plus facilement ici! (Va trouver un vrai bout de fromage sans hypothéquer un de tes reins dans cette ville de fous!)
  • Quand te faire livrer ton repas tout prêt à la maison, en quelques clics (et une ligne de carte de crédit de plus) à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, te parait aussi normal que de cuisiner un bon petit plat!
  • Au restaurant, tu ronchonnes (presque) discrètement quand tu entends quelqu’un se plaindre des 18% à 20% de tip qu’il faut laisser au serveur. “Bah quoi, c’est normal!”
  • Quand tu te surprenais à goûter du kale il y a quelques mois, tu remplis maintenant ton frigo de fruits organiques, de graines de chia, de lait végétal, de portobellos et de tempeh fumé. NOR. MAL.
    new york vivre expatriation living abroad green card visa work permit working abroad autorisation travail obtenir usaLA PROBLÉMATIQUE DE L’ENVIRONNEMENT
  • Tu te retrouves à dire aux gens “aujourd’hui? presque chaud, il faisait 4°” (parce que c’est toujours 15° de plus que la veille, et que ton thermomètre intérieur en est tout chamboulé)
  • Pire, tu t’extasies des 62 degrés Fahrenheit annoncés pour le lendemain (alors qu’il y a un an à peine, tu ne comprenais absolument pas ce qu’était un Fahrenheit!)
  • Tu marches à la vitesse du new yorkais moyen évitant les touristes obstacles sans même les effleurer, le nez collé sur ton téléphone. Quand quelqu’un s’arrête subitement devant toi, tu l’insultes lui fait part de ton mécontentement en anglais.
  • Quand avant tu aurais pris ta voiture pour faire 500m, tu te retrouves à marcher facilement 2 km. “Oh, mais c’est que 25 blocs, on y va à pieds !”
  • Tu n’as plus aucune notion des jours ou des heures. Tu travailles pendant la nuit, tu fais tes courses le dimanche à 23 heures et il y a toujours une pizzeria ouverte pour combler la fringale post-shots des soirées arrosées du mardi!

LA PROBLÉMATIQUE DU FRIC / ECONOMIQUE

  • Ça ne te choque (presque) plus quand tu apprends que ton pote gagne $12 dollars de l’heure.
  • Ça ne te choque (presque) plus quand tu apprends que ton collègue a deux boulots.
  • Ça ne te choque (presque) plus, quand tu apprends que ton pote paye $1300 dollars pour louer une chambre dans un appart’ non meublé. Sans amenities.
  • Pire, quand tes amis te disent qu’ils payent $3000 pour leur deux pièces à Williamsburg, tu te surprends à leur répondre “ahhh ben ça va, c’est pas si terrible!”
  • Tu demandes à tes amis américains combien ils payent pour leur loyer, et combien ils gagnent. Et t’as même pas honte. En fait, c’est souvent une des premières questions qui se pose quand tu rencontre quelqu’un pour la première fois!
  • Ton relevé de carte bancaire fait 8 pages, et c’est complètement normal.
  • Quand des annonces de location d’appartements (bien hauts de gamme) dans ton pays natal passent dans ton feed Facebook, tu te dis que “c’est pas si cher tout de même!”
  • La dernière fois que tu as vu une pièce de monnaie c’était lors de ton dernier voyage en Europe. (Ou alors c’était un quarter, et tu l’as mis dans ta machine à laver!)new york vivre expatriation living abroad green card visa work permit working abroad autorisation travail obtenir usa

LA PROBLÉMATIQUE  DE LA VIE EN SOCIETE

  • En visite dans la Mère Patrie, tu te retrouves à poser ton panier de courses plein sur le tapis roulant de la caissière, devant les yeux médusés de cette dernière, et des autres clients. Ah oui! Ici, on vide nous-même nos courses. Au temps pour moi!
  • Quand tu envies ton ami qui a le droit à 15 jours de vacances + 12 sick days payés!
  • Tu hug tout le monde, y compris le big boss de ta société, et tu ne vois pas le problème. (Par contre, autant tu peux te frotter à lui tant que tu veux dans le cadre du job, autant tu n’as pas le droit de sortir te saouler en tout bien tout honneur avec tes managers, même indirects. Logique implacable!)
  • Tu arrives un peu en retard, partout, tout le temps. Au boulot y compris. (Shame on me, qui jette la honte et le mépris sur ma patrie !)
  • Tes amis en visite te demandent de marcher plus lentement alors que tu as déjà vachement limité ta vitesse de croisière.
  • Dans certaines enseignes (coucou D’Agostino!), le fait que la caissière ne t’adresse pas un seul mot de TOUTE la transaction ne te fait ni chaud ni froid. D’ailleurs, tu n’essayes même plus!

PAR CONTRE, POUR CERTAINES CHOSES, JE SUIS ENCORE TRÈS TRÈS SUISSE

  • Je tiens la porte aux gens et je m’énerve quand la personne qui me précède n’a pas la courtoisie de le faire.
  • Je dis bonjour dans l’ascenseur, au revoir au vendeur du magasin et merci quand il se doit.
  • Je refuse d’attendre des heures dans une queue ou pour avoir une table dans un restaurant, même pour un truc très très bon. (Coucou Sophie!)
  • Je ne comprends toujours pas comment on peut travailler de nuit sans être payé plus. Ou le dimanche. Ou le dimanche, de nuit.
  • Je ne jette pas mes piles à la poubelle, et l’image de mon collègue souriant balançant une vieille ampoule avec les déchets standards me fait encore mal au ventre aujourd’hui !
  • Je suis incapable d’avaler leur vins californiens!
  • Le cheddar, c’est bon dans les burgers. Mais que les choses soient claires entre nous, ce n’est PAS du fromage! (Et par ailleurs, je vous en supplie, arrêter de nommer cet infâme et mollasson  aliment du “fromage Suisse!”
  • J’essaye d’économiser un peu de fric, car la simple idée de me retrouver avec $17 à la banque me fout franchement les jetons!

Voilà, voilà. Si tu en vois d’autres, n’hésite pas, apporte ta petite pierre à l’édifice en commentant! 

Allez, salut!

new york vivre expatriation living abroad green card visa work permit working abroad autorisation travail obtenir usa

14 Responses

  1. Mais à quand le livre ? Tes articles sont toujours si bien écrits – à mettre entre toutes les mains de candidats à la vie New-Yorkaise 😉

    Petite provinciale exilée de Belgique en garrigue, je te lis avec délectation. Il faut avouer que l’adaptation fut moins truculente pour moi. Bonnes vacances Amy !

  2. Ah génial, j’adore quand tu écris des articles de ce genre. J’ai bien rigolé, d’ailleurs, j’avais déjà en tête de t’écrire un truc sur Jean-Claude Vandamme en lisant ta première ligne mais tu t’en as parlé juste après haha 🙂
    Je retrouve beaucoup de points similaires à Paris : se faire livrer son repas à toute heure à son domicile, marcher en évitant les touristes (et penser à des noms d’oiseaux), faire ses courses à n’importe quelle heure, demander aux gens combien ils gagnent et combien ils paient de loyer (d’ailleurs il faut que j’arrête de faire ça depuis que je suis revenue en Suisse haha), je marche aussi des distances impressionnantes pour lesquelles je prenais un bus avant, la caissière qui te parle pas du début à la fin et finalement le fait que les gens travaillent sans pointer leurs heures et donc sans heures supp.. 🙂
    Très sympa en tout cas, beaucoup de plaisir à lire ton texte 🙂
    A très vite, bisous ! xx

    1. Coucou Mélody! C’est fou comme l’argent est un taboo bien Suisse, je m’en étais jamais vraiment rendue compte! Merci de ton commentaire, ça me fait plaisir qu’il t’ait plu! Bises,

      Amy

  3. C’est marrant car j’ai beau être rentrée de l’étranger depuis deux ans maintenant j’ai encore des réflexes cités ^^
    J’aimerais pouvoir dire que toute la liste s’applique mais je suis désormais en France…
    Bonne continuation !

  4. Ah ahaha très chouette article! MPour avoir vécu à Londres et à Madrid je me retrouve pas mal dans certains de tes points, notamment au niveau du langage, et c’est assez rigolo et positif aussi qu’on puisse s’acclimater aussi bien à un endroit étranger!
    Le nouveau style de ton blog est très chouette j’aime beaucoup! Beau travail 🙂
    A bientôt<3

    1. Merci beaucoup Sarah! Effectivement, c’est assez chouette de voir la capacité d’adaptation de l’humain. Mais je suis quand même toujours un peu étonnée (affolée?) quand je me rends compte de certaines choses après seulement deux ans… Dieu sait dans 5 du coup 😉 Merci de ton passage et belle année 2017!

Répondre à Sarah Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to Top